Il s’agit d’un des aspects les plus complexes de la matière : l’évaluation juridique du préjudice de la victime d’un accident médical n’a aucun lien avec le ressenti de la victime.

Il arrive que ce qui est le plus mal vécu, comme par exemple un stress post-traumatique, soit faiblement indemnisé, alors que parallèlement ce même patient ne pense pas aux postes qui font parfois l’objet de l’évaluation la plus importante (comme l’assistance tierce personne).

L’évaluation se fait, comme de manière générale pour toutes les questions de préjudice corporel, en fonction d’une nomenclature dite « DINTILHAC », qui comporte une multitude de postes. Le chiffrage se fait en deux temps : il faut tout d’abord une évaluation médicale du préjudice par un médecin expert (qui va par exemple fixer un taux d’incapacité, faire la différence entre les conséquences de l’acte et un état antérieur éventuel…).

Ensuite l’avocat chiffre l’ensemble des postes notamment sur la base de l’évaluation de l’expert (mais parfois également en la contestant) et au moyens de référentiels, de jurisprudences, et en les adaptant au cas d’espèce.

Certains postes ne relèvent quasiment pas d’une appréciation médicale sauf éventuellement pour le lien de causalité (comme les pertes de revenus).